Paillardes

Spectacle chanté

Il y a urgence à parler du pouvoir et de la virilité. Il y a urgence à prendre, à bras le corps, le déséquilibre, la violence, la sexualité nécessaire, le jeu du bâton, le pouvoir masculin dévastateur et autre perversion du monde.

Ce projet est une forme hybride entre le concert et la conférence où 2 interprètes femmes/hommes assument la virilité. Pouvoir et puissance ou construction et déconstruction de notre humanité, là où les hommes ne sont pas les femmes là où Dieu pourrait bien être une grenouille toute noire avec un immense vagin.
2 interprètes femmes/hommes se retrouvent et en tentant de reprendre à leur compte les anciennes chansons paillardes, les réécrivent et parlent de la virilité.
Elles/ils s’amusent avec la langue, les mots, et détournent le langage “ au masculin ” pour inventer leur langue. Dans une atmosphère de joyeuse provocation, de grande tendresse et de happening, elles/ils lancent un SOS et un appel à réagir. Sur scène, se met en place un espace de la philosophie/sociologie en lien avec un laboratoire, rythmé et pulsé, où boites sonores, enregistrements vocaux, et appareils de mesure médicaux s’entremêlent aux voix.
Dans la lignée du travail de Marie-Do Fréval, qui s’interroge sur la perte des rituels dans notre société contemporaine, cette proposition de spectacle est une façon de se réapproprier les rituels d’initiation ou de bizutage des hommes qui perdurent, aujourd’hui encore, dans les grandes écoles ou à l’armée.


 Festival Place Libre 2017 - étape de création


visuel paillardes cie bouche a bouche

 

Une des chansons du specatcle

C’est l’histoire d’Arthur

C’est l’histoire d’Arthur un gars de la rue de Gergovie
Il était beau Arthur, sensible et définitivement dépressif
Il zonait souvent non loin du cimetière Montparnasse.
Ce jour là, il rêvait Assis sur un banc.
Une jeune femme passa vint s’asseoir à côté de lui
Elle posa sa main Sur le genou d’Arthur et elle lui dit :

Refrain :
Tout doux tout doux
Caresse mon minou
Du chaud du chaud déverse tes flots
Ah qu’il fait bon baiser baiser à s’y méprendre
Ah qu’il fait bon baiser plutôt que de se pendre

C’est l’histoire d’Arthur un gars de la rue de Gergovie
Plus le temps passait et plus il était dépressif
Ne pas travailler le minait et lui donnait le regard craintif
Ses pas traînaient dans les rues sales et le guidaient jusqu’au « Maindron »
Un bar qu’il fréquentait et qui était définitivement fermé
Il se rappelait qu’il y avait un jour dansé
Et assis sur le bord du trottoir il fumait
Une femme passa et vint s’asseoir à coté de lui
Elle lui mit la main sur la braguette en le regardant droit dans les yeux et lui dit :

Refrain :
Tout doux tout doux
Caresse mon minou
Du chaud du chaud déverse tes flots
Ah qu’il fait bon baiser baiser à s’y méprendre
Ah qu’il fait bon baiser plutôt que de se pendre

C’est l’histoire d’Arthur un gars de la rue de Gergovie
Ses jours ressemblaient à ses nuits banales et grises
Le 28 septembre il venait d’avoir 30 ans et il décida de fêter son anniversaire à l’entrepôt
Il avait décidé de se bourrer la gueule jusqu’à tout oublier
Vers minuit, il était accoudé au bar déjà fortement éméché le regard vitreux et le sourire
immobile quand une jeune femme le dévisagea
Elle lui sourit et lui offrit un verre, puis deux, puis trois
Il n’avait plus de sous sur lui
Ils en burent une dizaine avec le même enthousiasme désespéré de ceux qui n’ont plus rien à perdre
Puis elle le prit par la main l’entraînât dans un des parkings du quartier le plaqua contre une voiture le déshabilla entièrement et lui dit :

Refrain :
Tout doux tout doux
Caresse mon minou
Du chaud du chaud déverse tes flots
Ah qu’il fait bon baiser baiser à s’y méprendre
Ah qu’il fait bon baiser plutôt que de se pendre

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